Maman revient pauvre orphelin, lumières sur Grumberg au Lucernaire

19 mai 2014, , , , , , ,

Marc Berman et Guilaine Londez. Photo : Nicolas Lartigue.

Le Lucernaire accueille une œuvre de Jean-Claude Grumberg six mois après son passage chez les voisins du Théâtre de Poche Montparnasse. Jusqu’au 21 juin 2014, trois comédiens et un musicien interprètent Maman revient pauvre orphelin, un texte court, intense et terriblement réel.

  • À 62 ans le narrateur, qu’on imagine être Jean-Claude Grumberg lui-même, est sur un lit d’hôpital. À demi conscient, il appelle sa mère décédée. Dieu en personne l’exauce… À moins que ce soit l’anesthésiste.

Au théâtre, l’émotion découle des situations, des personnages ; le début n’est alors que la mise en place du décor de ces émotions. Dans cette pièce mise en scène par Stéphane Valensi, cela commence par le monologue du « on » dont l’écriture est un régal pour les oreilles, cette amorce est un délicieux apéritif.

Faire rire dans les chaumières

Marc Berman. Photo : Nicolas Lartigue.

La force du texte de Grumberg tient beaucoup à son aspect autobiographique, ainsi le choix est-il fait de limiter la scénographie à une sorte d’essentiel. Une grande part de la mise en scène reposant sur les lumières, le travail de Pierre Gaillardot sur ce point est particulièrement à saluer.

Le narrateur est accompagné par un violon au cours de ce voyage introspectif. La musique, interprétée sur scène par Boris Winter, se veut d’abord mélodieuse et légèrement dissonante, elle termine profonde et intense, en phase avec la conclusion de la courte pièce.

Malgré tout, Maman revient pauvre orphelin n’en oublie pas d’être drôle. Les états d’âme d’un homme qui se sentant sur le déclin pense à ceux qui l’ont précédé sont croqués avec malice et montrent le recul de l’auteur vis-à-vis de ses propres démons.

Pour quel public ?

Ce spectacle court (50 minutes) raconte avec justesse et même de l’humour les liens entre parents et enfants via les souvenirs, via l’héritage. La mise en scène sobre et essentielle met en avant ce qui fait la force de cette pièce : son texte et ses interprètes.

Maman revient pauvre orphelin

De Jean-Claude Grumberg

Mise en scène de Stéphane Valensi
Avec Marc Berman, Guilaine Londez, Marc-Henri Boisse et Boris Winter (violon).

Du mardi au samedi à 18h30.

Théâtre Le Lucernaire, 53 rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris

Partagez cet article :

 

☰ Article précédent : | Article suivant :

1 comment to “Maman revient pauvre orphelin, lumières sur Grumberg au Lucernaire”

  1. […] Désormais, retrouvez les chroniques de Autourdemontparnasse.fr sur Pourquelpublic.com […]

Leave a Reply