L’Étranger d’Albert Camus, en l’honneur du texte au Guichet Montparnasse

11 janvier 2013, ,

Photo : Compagnie Les Molières / DR.

« Aujourd’hui, maman est morte. » Cette phrase est la première du poétique et puissant L’Étranger d’Albert Camus. Au Guichet Montparnasse, Nordine Marouf adapte respectueusement ce texte de 1942 à la profondeur jamais démentie.

Meursault vit en Algérie, ou plutôt il se laisse vivre. Extérieur à lui-même, il ne ressent pas vraiment de peine le jour de la mort de sa mère, il ne ressent pas vraiment d’amitié ou d’amour mais il les vit quand même. Lorsque son existence bascule et qu’il doit affronter l’implacable justice française, alors que sa vie est menacée, là non plus, il ne semble pas affecté.

Sans fioritures

Nordine Marouf livre une pièce aux ambitions très modestes, la scénographie est à son minimum, sans fioritures, à l’image que l’on pourrait se faire du quotidien de Meursault. Les coupes dans le texte sont respectueuses de l’œuvre, ainsi retrouve-t-on la force de ce récit à la première personne malgré un format raccourci, un peu plus d’une heure pour un texte qui en mériterait trois.

Pour quel public ?

Cette pièce est l’occasion de découvrir -ou mieux : faire découvrir- le texte d’Albert Camus. À voir comme une première étape avant de se plonger dans cette œuvre majeure sur l’absurdité du monde face à un homme absurde.

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1 comment to “L’Étranger d’Albert Camus, en l’honneur du texte au Guichet Montparnasse”

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